avr 11

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Cinéma

Critique : Morning Glory

Un article
par Alex

Ah les comédies romantiques américaines… Un genre dont on a l’habitude d’en voir environ une par mois et peu d’entres elles arrivent à se démarquer. Mais quand le réalisateur de l’excellent Coup de foudre à Notting Hill revient sur le devant de la scène, on peut dire que notre intérêt commençait à s’échauffer. Sortie ce mercredi.


Bien qu’elle soit jeune, jolie, dynamique et ambitieuse, Becky Fuller est en pleine traversée du désert professionnelle et sentimentale.
Aussi, lorsqu’on propose à cette productrice TV de reprendre « Daybreak », la matinale la moins regardée du pays, elle accepte le défi sans hésiter. Pour booster l’audience, elle décide d’engager Mike Pomeroy, le journaliste de légende de la chaîne. Mais le charisme de Mike n’a d’égal que ses caprices de star, et ses relations sont électriques avec Colleen Peck, sa co-présentatrice. Les coups bas hors-plateau s’accompagnent très vite de petites phrases assassines à l’antenne…
Dans le même temps, Becky craque pour un producteur de la chaîne, mais sentiments et travail ne font pas toujours bon ménage. Parviendra-t-elle à sortir l’émission de l’impasse et à trouver l’amour ?


Morning Glory – extrait (VOST) « Mime » par Paramount_Pictures_France

Vous devez être visiblement aveugle si vous n’avez pas vu ces affiches dans le métro à grand coup de catchphrase « Par le réalisateur de Coup de foudre à Notting Hill. Point de Londres calme, de Hugh Grant ou de Julia Roberts. Ici, on va suivre Becky Fuller dans un New-York hyperactif, qui vient d’être embauchée en tant que productrice exécutive dans un show matinal, DayBreak, qui est très très loin de faire une part d’audience suffisante à la télévision. Mais elle va se retrouver face à deux problèmes : les présentateurs Colleen Peck, incarnée par Diane Keaton et Mike Pomroy, incarné par Harrison Ford. Et ces deux personnes se détestent. Elle devra donc tout faire pour faire remonter la part d’audience de DayBreak, sinon elle risque fort de se retrouver au chômage… encore une fois


Morning Glory – extrait (VOST) « Goodbye » par Paramount_Pictures_France

Voilà l’histoire de base qui avait tout pour être intéressant. Mais malgré ça, la décéption est là. Loin d’être aussi malin et intelligent que le film qui a fait le succès de son réalisateur, Morning Glory se cherche constamment pendant 2h. Parce que ce qu’on a pas précisé, c’est que c’est écrit par Aline Brosh McKenna, déjà responsable de l’adaptation plus que foireuse du Diable s’habille en Prada. On évolue donc de personnages insipides à personnages sous-développés, avec une intrigue amoureuse dont personne n’en a rien à foutre tant elle nous est balancée dessus en 3 scènes et demi. Egalement, le film se cherche et ne se trouve jamais. Voulant visiblement être au plus proche du réalisme des talk-show, qui sont matière à rire tant on frôle parfois le ridicule (entre les animaux présents sur le plateau et les sujets sans intérêt…) et tant il y en a un nombre incalculable sur chaque chaîne.

Mais surtout, McKenna oublie qu’on est dans une comédie, et que dans une comédie, on doit rire. Et malgré quelques scènes, on trouve le temps terriblement long et on s’ennuie ferme. Heureusement que Diane Keaton et Rachel McAdams sont là pour relever le niveau, tant elles semblent toutes les deux incroyablement bien impliquées dans leur rôle. Mais Harrison Ford est complètement à côté de la plaque, il cabotine et n’en a rien à faire d’être là. Et nous non plus. Il en résulte un film complètement vide, inutile, sans but et même pas comique. Et le charme de Rachel McAdams n’y changera rien



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