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Cinéma
Critique – Shrek 4, avant-première IMAX 3D Pathé Quai d’Ivry


Mardi 29 juin, j’ai été convié à assister à l’ouverture de la salle IMAX au Pathé Quai d’Ivry de Paris. Pour cet événement, Shrek 4 – Il était une fin était projeté en avant-première. Il va être difficile de faire les éloges de ce film après avoir eu la chance de voir Toy Story 3, mais on va quand même essayer. Disons que la projection en IMAX 3D du film sauvera l’honneur de ce 4ème épisode, on reviendra sur cette technologie en fin de critique.
Shrek 4, Il Etait Une Fin
Réalisé par Mike Mitchell
Avec les voix de Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz pour la VO et de Alain Chabat, Med Hondo, Barbara Tissier pour la VF.
Après avoir vaincu un méchant dragon, sauvé une belle princesse et le royaume de ses parents, que peut encore faire un ogre malodorant et mal léché ? Domestiqué, assagi, Shrek a perdu jusqu’à l’envie de rugir et regrette le bon vieux temps où il semait la terreur dans le royaume. Aujourd’hui, tel une idole déchue, il se contente de signer des autographes à tour de bras. Trop triste…
C’est alors que l’habile et sournois Tracassin lui propose un contrat. Shrek se retrouve soudain transporté dans un monde parallèle totalement déjanté où les ogres sont pourchassés, où Tracassin est roi, où Fiona et son bien-aimé ne se jamais rencontrés…
Shrek va-t-il réussir à déjouer le sortilège, à repasser de l’autre côté du miroir, à sauver ses amis, à retrouver son monde et reconquérir l’amour de sa vie ?

La sortie de Shrek (premier du nom) avait réussi à créer la surprise lors de sa sortie de par son humour, sa technique et sa vision sympathique des contes pour enfants. Une première suite vit le jour, puis une troisième et enfin une dernière, Il était une fin, ou plutôt Il était temps de finir. Au fil des épisodes les studios Dreamworks ont laborieusement tenté de recréer la magie du premier s’enfonçant dans des rengaines scénaristiques pour arriver à un final qui n’est autre que la triste conclusion de cela.
Malgré un pitch intéressant, surfant sur la vague de la mélancolie, nous remémorant le parcours traversé de notre ogre chouchou depuis le début sur le principe de « et si Shrek n’avait pas sauvé Fiona », le film n’arrive pas à nous transmettre l’émotion voulu. Bien évidemment, il y a eu du rire, les amateurs de l’Ane et du Chat botté (ou devrais-je dire du Chat Potelé) auront de quoi se mettre sous la dent mais le film donne une telle impression de déjà-vu qu’au final on reste un peu sur sa faim (Il était une faim ?). Bien que l’ajout de nouveaux éléments à l’image des sorcières ou de l’armée d’ogres aurait pu paraître comme un élan de génie chez Dreamworks, il semble évident que cette ressource au potentiel énorme est sous exploitée. Pas de bataille épique donc, pour se retrouver au final avec une fin tellement proche du premier film tant le combat avec le dragon aurait pu être éviter.

Pour ce qui est de la technique au sein du film, rien de bien transcendant ni de bien nouveau pour ce 4ème film. Le seul intérêt réside ici peut-être dans l’utilisation de la projection 3D bien que celle-ci n’utilise pas au maximum ses capacités. Ayant pu voir le film en IMAX 3D, il est vrai que la qualité d’image est impressionnante et bien plus immersive qu’une 3D standard. Le film offre ainsi une taille d’image plus grande, une pellicule 70mm contre 35mm habituellement (bien qu’ici le terme de pellicule n’est pas lieu d’être puisque numérique oblige), et le fait que les écrans IMAX soient plus grands accentue l’impression d’immersion. Je préconise peut-être ne pas être tout au fond de la salle ni trop en bas pour plus de plaisir. Pour résumer, bien qu’intéressant en IMAX 3D, Shrek 4 ne vous fera pas sauter au plafond, la bande annonce test du Pôle Express qui nous a été présentée, était bien plus impressionnante. Pour bien faire, je vous conseille quand même de jouir des nouveaux bien faits de cette technologie au Pathé Quai d’Ivry pour la ressortie d’Avatar en septembre exclusivement en digital 3D et en IMAX 3D. Pour nos amis parisiens ayant la flemme d’aller jusqu’à Disneyland, c’est une opportunité à saisir.

En bref, Shrek 4 - Il était une fin, c’est pas si mal si on le voit en 3D, ça reste toujours mieux qu’un Choc des Titans avec une 3D foirée, mais comme le film n’est pas une révolution, la 2D ne sera pas trop. Quitte à voir un film d’animation attendez donc la semaine prochaine et ruez vous sur Toy Story 3, en 3D ou 2D, le plaisir sera la même, mais nous on ira quand même le voir en IMAX 3D à Disney ou au Pathé Quai d’Ivry en fonction des projections.














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