19
Cinéma
Critique d’un navet : The Last Airbender

A l’annonce du nouveau projet de M. Night Shyamalan, je me suis empressé de regarder la première saison de Avatar, le dernier maître de l’air. Et je dois dire que je n’avais jamais rien vu d’aussi aboutit depuis Batman et JLU de Bruce Timm.
C’est donc avec joie que j’ai pu découvrir les premiers extraits balancer à droite à gauche qui semblait apparemment respecter le dessin animé. Et c’est lors de la seule séance avant-première que j’ai pu aussi découvrir à quel point j’étais devant un film pas awesome du tout.
Avec Noah Ringer, Jackson Rathbone, Nicola Peltz
Air, Eau, Terre, Feu : quatre nations destinées à disparaître, englouties par une guerre sauvage engagée, depuis un siècle déjà, par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le dernier d’une lignée d’Avatars capables de manipuler les quatre éléments. Il s’allie à Katara, un Maître de l’Eau, et à son frère Sokka, afin de rétablir l’équilibre d’un monde ravagé par la guerre.
Le Dernier Maitre de l’Air : bande annonce française VF
envoyé par cloneweb. – Les dernières bandes annonces en ligne.
Et pourtant ça commençait bien. Les premières minutes étaient bien foutues, notamment grâce au générique pratiquement refait. Les premiers dialogues sont respectés et surtout on est halluciné par le respect visuel incroyable de l’animé. On se demande alors comment les critiques américaines ont pu être si méchantes. C’est après que ça se gâte. Le ton est donné, pas de surf sur pingouins, on est devant un film sérieux. Et c’est probablement là où Shyamalan s’est planté. Avatar n’est pas une série sérieuse et c’est ce qui fait sa force.
Comment résumer 22 épisodes de 25 minutes en 1h30 ? En charcutant tout. Appa et Momo, les 3PO et R2D2 de la série ont le droit à deux scènes chacun. Quelques clins d’œil par ci par là à différents épisodes mais rien n’y fait. La mayonnaise ne prend pas. Les personnages sont sous développés, certains éléments arrivent comme un cheveu dans la soupe et certains passages recèlent d’incohérences. Le plus flagrant reste celui de passage des emprisonnés ou Aang arrive on ne sait comment dans une prison des maîtres de la Terre. Un discours de 2 minutes et ceux-ci se rebellent contre la terrible nation de feu. S’enchaîne alors une multitude de libération de village, toujours précédé d’un message sans âme.

Alors que les personnages principaux sont sous développés (oui ok, Zukko recherche l’Avatar. Et sinon c’est pour quoi faire ? ), certains personnages secondaires, à la base important (maître pakku par exemple, voyez, vous ne savez même pas de qui je parle) se voient réduit à deux apparitions. L’esprit bleu, qui capture Aang et dont la révélation est censée être grandiose, nous amène à une situation dont les enjeux sont inexistants. Quant aux autres ? Et bien ils sont simplement supprimés. Exit l’avatar Roku et surtout, exit les guerrières Kyoshi, chose encore plus étonnante puisqu’on sait que des affiches promo ont été faites avec elles.
Quand on a atteint ce niveau de nullité, renforcé par des acteurs tous aussi mauvais les uns que les autres, on n’en attend plus rien et on fini par en avoir un peu rien à faire de l’histoire ni des enjeux. Surtout quand on voit les modifications apportées. Aang sait visiblement maîtriser son état d’Avatar, ce qui faisait office de fil rouge dans la saison 2. Pas de romance entre Katara et Aang, et la fin est changée pour quelque chose de visiblement tout public.
Tout est sous développé, et il n’y a presque rien à sauver.
Presque ? En effet, quelques points positifs tout de même. Shyamalan s’en sort honorablement dans sa réalisation, rappelant parfois du sous Peter Jackson. Mais surtout, le plus bluffant (et heureusement), c’est le soin incroyable apporté au visuel de la chose. On voit alors devant nos yeux les personnages qu’on a pu découvrir en dessin animé. Les décors sont sublimes et les scènes de bending sont simplement incroyables. Mais c’est bien pauvre quand on voit le support original.

















Bonjour à tous. Mon approche de ce film était tout a fait attentiste puisqu’étant moi même un fanatique inconditionnel de la série animé . D’après moi, M.Night Shyamalan avait tous les matériaux pour réussir un film à grand spectacle qui serait à la fois original de par son univers et également de par ses personnages. Le pari d’adapter 61 épisodes en 3 film d’une heure quarante me semblait perdu d’avance, mais malgré ces réticences, on a voulu faire confiance à ce réalisateur sur le fil du rasoir, on s’était dit qu’il allait se reprendre en main et nous livrer une œuvre digne de Peter Jackson ou de George Lucas,…..au moins!!! Mais voilà qu’il nous sert une espèce de mélasse indigeste qui ne ressemble en rien à la série animé. Le scénario original a été tout simplement taillé à la hache, et Mr. Shyamalan a foulé de ses gros sabots le respect qu’on les fans pour leur série préférée. Les principaux points qui pour ma part sont répulsifs:
1- Le Casting et développement des personnages:
On ne pouvait pas faire pire. L’oncle Iroh, bedonnant et jovial dans la série se retrouve affublé du look du Roi Saladin dans Kingdom Of Heaven. Le Prince Zuko se cache derrière une épaisse barrière de sourcils sans doute pour cacher la nullité de son jeu d’acteur. Le Seigneur du Feu Ozai est complètement plat et insipide. On n’arrive a aucun moment à entrer dans la psychologie des personnages pourtant si riche dans la série. C’est donc une première et grosse erreur.
2-Le scénario
On dirait que nos amis scénaristes et producteurs de la série n’ont pas eu leur mot à dire. Mr. Shyamalan a donc pris sa tronçonneuse, a posé son cerveau par terre, a pris les 500 pages du scénarios, et n’en a gardé qu’une dizaine (c’est ce que du moins il nous semble a la vue du navet indigeste qu’il nous sert). Le grand amateur de la série que je suis a eu quelques fois (c’est un euphémisme bien sûr) bien du mal a suivre le flot d’images qui se veulent d’action (Jackie Chan et Jet Li n’ont apparemment pas été sollicités pour la chorégraphie des combats). Les scènes s’enchainent, ont perd le fil on s’ennuie, on se lasse, on n’en peu plus, on ne souhaite finalement qu’une chose, que ça s’arrête. J’imagine donc les pauvres spectateurs qui n’avait pas vu la série animé, quelle torture ça a dû être. Deuxième Grosse erreur donc et pas des moindre.
3-Et enfin, les costumes, accessoires et libre interprétation du monde de l »Avatar »
On s’attend a de l’action, a une beauté des décors, des costumes. On s’attend a être émerveillé par la mise en œuvre des pouvoir des maitres de la terre, des maitres du feu, des maitres de l’eau et du maitre de l’air. Mais décidément, RIEN, rien n’y fait, quand Mr. Shyamalan rate quelque chose, il y va a fond, histoire qu’il ne reste rien de potable. Il avait simplement à copier-coller certains décors ou costumes qui sont, dans la série, tout a fait originaux. Mais non, mis a part le Pôle Nord, on ne s’y retrouve pas du tout.
Comme cela me rend triste de savoir la license de l’Avatar entaché de 3 films aussi pitoyables alors qu’un autre réalisateur aurait pu faire 100 fois mieux. sniff!! on en pleurerai presque.
Pour toutes ces raisons, je vous déconseille donc fortement d’aller gâcher un seul dollar à vous rendre au cinéma voir ce navet, mis a part si vous êtes un jeune réalisateur de film qui souhaite connaitre les erreurs a ne pas commettre lorsque vous faites une adaptation cinématographique, quelle qu’elle soit….
le 7 août, 2010 à 03:18