mai 10

23

Cinéma, Jeux video

Critique avant-première : Prince of Persia – Les sables du temps

Un article
par Ludo

Mardi 18 mai nous avons assisté à l’avant-première de Prince of Persia, les sables du temps. Nous étions nombreux au Publicis des Champs-Elysées pour découvrir la nouvelle production de Jerry Bruckheimer (Pirate des Caraïbes) avec à la réalisation Mike Newell essentiellement connu pour 4 mariages et un enterrement et Harry Potter et la coupe de feu. Pour moi Prince of Persia c’est avant tout un jeu presque aussi vieux que moi, un jeu auquel je jouais sur une disquette 3.5″, il va s’en dire que je n’attendais donc pas grand chose de cette adaptation n’ayant pas joué aux derniers jeux de la franchise.

Prince of Persia : les sables du temps
Réalisé par Mike Newell
Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley
Sortie le 26 mai 2010

Un prince rebelle est contraint d’unir ses forces avec une mystérieuse princesse pour affronter ensemble les forces du mal et protéger une dague antique capable de libérer les Sables du temps, un don de dieu qui peut inverser le cours du temps et permettre à son possesseur de régner en maître absolu sur le monde.

Comme dit précédemment, je ne peux juger le film en tant qu’adaptation n’ayant joué qu’à sa version de 1989. A entendre mes collègues à la sortie de la séance, la seule fidélité réside peut-être dans les scènes de parkour où Jake « sauterelle » Gyllenhaal s’en donne à cœur joie. D’un point de vue l’histoire par rapport au jeu éponyme, le scénario est pris à rebours, les sables étant libérés à la fin du film contrairement au jeu où ils sont libérés au début. On pourra donc pardonner quelques problèmes d’adaptation résidant dans ce revirement de situation… ou pas…
Même si les scènes d’action sont à mon sens bien menées, le film n’a pas la carrure d’un Pirate des Caraïbes et son côté trop « familiale/Disney » le prive de scènes violentes qui auraient pu dynamiser encore plus le film et rattacher à sa cause les fans du jeu. On aurait aimé voir des monstres, les méchants du film étant ici tout suite identifiables et trop caricaturaux.

L’histoire d’amour entre Dastan et Tamina (jouée par la magnifique Gemma Arterton <3 ) pourra vous paraître pénible, le couple se cherchant pendant tout le film pour arriver à un final prévisible et décevant où seul les violons seront manquants, quoique…
Malgré tout cela, le film reste une réussite visuelle, des effets spéciaux soignés (vu le budget c’était la moindre des choses) et les décors tantôt en SFX tantôt réels sauront faire oubliés la bogossitude de Gyllenhaal si ce dernier devient trop insupportable à vos yeux. Mais rassurez vous messieurs Gemma Arterton est là pour nous sauver de l’ennui visuel.

Jake Gyllenhaal insupportable donc, il est grand, il est beau, il est fort, mais on a quand même un peu l’impression de voir du Jake Gyllenhaal jouer du Jake Gyllenhaal, trop américanisé oubliant peut-être que son personnage est perse de surcroit.

Au final, Prince of Persia s’en sort pas trop mal dans le genre grand public, film familial (du même niveau qu’un Narnia pour moi), mais aura surement un goût amer du côté de ceux qui recherchaient quelques chose de plus épique et d’aventureux, le film manquant de maturité on ne pourra que lui reprocher son côté trop gnangnan malgré de bonnes scènes d’action.



1 Awesome Comment pour
“Critique avant-première : Prince of Persia – Les sables du temps”

Laissez un commentaire